« The beauty of a great song is the many ways it can be approached. » – Leland Sklar

 

Lara Palmer a 27 ans. Elle chante depuis toujours. Son adolescence a été bercée par les Beatles, Queen, Tom Petty, Elvis Costello ou Oasis.

Moi, Paul,  je suis son beau-père. J’ai joué de la batterie depuis mon plus jeune âge et accompagné de nombreux groupes. Le dernier avec lequel j’ai joué et enregistré un album, c’était les Pinxtones, un cover-band inspiré des Blues Brothers et des musiques de films ‘à la Tarantino’.

Avant çà, javais enregistré le dernier album de Klang dont j’étais le batteur. Album produit de main de maître par Thierry Plas, mais qui n’a malheureusement reçu que très peu d’écho médiatique et n’a connu aucun succès.

Bien qu’ayant fait toute ma carrière professionnelle dans l’image, je suis ingénieur du son de formation, sorti de l’Insas à une époque qui ne connaissait pas les ordinateurs. Aujourd’hui, dans mon home studio, j’ai plus de possibilités que des centaines de groupes n’ont jamais eues (ah si j’avais eu ça en 1980, quand j’étais batteur des Ice Creams avec mes deux frères et Paul Curtiz).

Lidée a germé de faire un album avec Lara. Marc, le guitariste des Names et des Pinxtones, un ami très cher, embarque dans le projet avec enthousiasme. Reste à trouver un bassiste et un clavièriste. Après avoir reçu un coup de main de Phil Bertran (Raxola, Klang, Planet Lizzy) pour la basse des premiers enregistrements, je retrouve Jean, le premier bassiste des Gangsters d’Amour avec lesquels nous étions complices au début des années 80. Trois « papys du rock », qui il y a 35 ans écumaient déjà les scènes bruxelloises, se retrouvent pour accompagner une jeune chanteuse, qui n’a pas la moitié de leur âge, mais au moins autant d’amour du rock et d’envie d’en faire.

Pour commencer, nous nous sommes constitué un répertoire de reprises de morceaux connus, de genres et d’époques diverses, mais interprétés et arrangés avec notre style et notre créativité, dans l’optique de surprendre l’auditeur qui connaît l’original, d’éveiller sa curiosité. Nous avons tenté de trouver une autre façon d’interpréter ces chansons qu’on adore. Parfois de façon plus rock, parfois moins.

On ne cherche évidemment pas à faire mieux que les originaux, mais à les interpréter fort différemment afin de susciter l’attention et la surprise du public. On l’a oublié aujourd’hui, mais il était coutume au début des années soixante que le premier album d’un groupe contienne de nombreuses reprises. Le rock est aujourd’hui un patrimoine, à l’instar de la musique classique, qui se doit d’être diffusé, partagé et enrichi.

En ce début 2018, Dan nous rejoint comme clavièriste.