We Will Rock You

Ce mardi 6 novembre 2018, nous étions les invités de Laurent Debeuf dans son émission “We Will Rock You” sur Classic 21. Nous y avons enregistré deux morceaux en version acoustique, “Family” et “Five Years”. Ce fut un réel plaisir tant les techniciens sont aimables et efficaces.

Ensuite Laurent Debeuf nous a longuement interviewé, avec une gentillesse et une simplicité qui nous ont tout de suite mis à l’aise Lara et moi.

Quelle fierté pour nous de passer sur la radio mythique que nous écoutons depuis tant d’années.

Merci à toute cette belle équipe, et particulièrement à Etienne Dombret, Pierre Bartholomé, Alain Maebe et évidemment notre hôte, Laurent Debeuf.

Il est possible d’écouter l’interview et les morceaux enregistrés sur place avec le player ci-dessous.

Les images de l’enregistrement de “Family” sont visibles ici.

Biographie

Lara a 27 ans. Elle chante depuis toujours. Son adolescence a été bercée par les Beatles, Queen, Tom Petty, Elvis Costello ou Oasis.

Moi, je suis son beau-père. J’ai joué de la batterie depuis mon plus jeune âge et accompagné de nombreux groupes. Le dernier avec lequel j’ai joué et enregistré un album, c’était les Pinxtones, un cover-band inspiré des Blues Brothers et des musiques de films ‘à la Tarantino’.
Avant çà, j’avais enregistré le dernier album de Klang dont j’étais le batteur. Album produit de main de maître par Thierry Plas, mais qui n’a malheureusement reçu que très peu d’écho médiatique.
Bien qu’ayant fait toute ma carrière professionnelle dans l’image, je suis ingénieur du son de formation, sorti de l’Insas à une époque qui ne connaissait pas les ordinateurs. Aujourd’hui, dans mon home studio, j’ai plus de possibilités que des centaines de groupes n’ont jamais eues (ah si j’avais eu ça en 1980, quand j’étais batteur des Ice Creams avec mes deux frères et Paul Curtiz).

L’idée a lentement germé de faire un album avec Lara. Marc Deprez, le guitariste des Names et des Pinxtones, un ami très proche, embarque dans le projet avec enthousiasme. Reste à trouver un bassiste et un claviériste. Après avoir reçu un coup de main de Phil Bertran (Raxola, Klang, Planet Lizzy) pour la basse des premiers enregistrements, je retrouve Jean Castin, le premier bassiste des Gangsters d’Amour dont nous étions complices au début des années 80. Jean-François Moulin nous aide aux claviers, mais sa disponibilité ne lui permet pas de s’engager dans un groupe. Une annonce sur Facebook nous fait rencontrer Dan Devos. Claviériste talentueux, c’est le benjamin du groupe. Il n’a que 50 ans. Les “Papys du rock”, qui il y a plus de 30 ans écumaient déjà les scènes belges, se retrouvent pour accompagner une jeune chanteuse, qui n’a pas la moitié de leur âge, mais au moins autant d’amour du rock et d’envie d’en faire.

Pour commencer, nous nous sommes constitué un répertoire de reprises de morceaux connus, de genres et d’époques diverses, mais interprétés et arrangés avec notre style et notre créativité, dans l’optique de surprendre l’auditeur qui connaît l’original, d’éveiller sa curiosité. Nous avons tenté de trouver une autre façon d’interpréter ces chansons qu’on adore. Parfois de façon plus rock, parfois moins. On ne cherche évidemment pas à faire mieux que les originaux, mais à les interpréter avec notre feeling afin de susciter l’attention et la surprise du public. Les compositions originales viendront naturellement ensuite.

Le rock est aujourd’hui un patrimoine, à l’instar de la musique classique, qui se doit d’être diffusé, partagé et enrichi.

Notre premier album est sorti en septembre 2018. Il contient neuf reprises et trois originaux. Jessica Liekens nous a rejoint pour les harmonies vocales. Une série de concerts en septembre ont été très bien reçus. Nous sommes six sur scène, et le moins qu’on puisse dire est qu’on s’amuse beaucoup.

Paul Englebert – Novembre 2018

Cover Band ?

Qu’ont en commun les Kinks, les Animals, les Rolling Stones ou encore un peu plus tard Vanilla Fudge ?

Leur premier album était composé majoritairement de reprises de chansons pré-existantes.
Dans les années soixante, il était normal de se présenter au public avec des interprétations personnelles de morceaux connus, interprétations plus ou moins originales selon les cas. Même le premier album des Beatles contenait six reprises sur quatorze morceaux. Et personne n’a jamais imaginé qu'un de ces groupes soit un « Cover band ». 
On peut même trouver une certaine humilité à se présenter devant le public avec, en partie, des morceaux que celui-ci connaît. Le choix des morceaux et la façon de les interpréter sont révélateurs des intentions musicales du groupe. Notre premier album comprend des reprises et des compositions originales. Cela ne fait pas de nous un cover band. C’est juste notre façon de rencontrer le public dans cette même philosophie qui était commune au début des années soixante. L’album est disponible en 33t vinyle, en CD et sur toutes les plateformes de musique dématérialisée.